L’assurance PNO (propriétaire non occupant) couvre le logement que tu n’habites pas : loué, prêté ou vacant. Elle n’est pas la MRH du locataire. Si le locataire oublie de s’assurer, tes murs restent exposés — d’où ce contrat. En copropriété, la loi Alur a renforcé l’obligation d’assurance du propriétaire. Hors copro, ce n’est pas le même régime, mais laisser une maison vide sans police reste imprudent.
Ce guide distingue ce que la PNO paie, ce que paie le locataire, ce que paie la MRI de l’immeuble, et ce que paie une GLI. Les tarifs (appartement souvent de l’ordre de 80 à 180 € par an, maison davantage) sont des ordres de grandeur 2025-2026. Vérifie le cadre sur service-public.fr. Repère Habitation n’est pas un assureur.
À quoi sert une assurance PNO ?
Une assurance PNO sert à indemniser tes murs et ta responsabilité de propriétaire quand tu n’occupes pas le bien. Incendie, dégât des eaux, tempête, responsabilité vis-à-vis des voisins et de la copropriété : c’est le cœur. Le locataire, lui, assure ses risques locatifs et son mobilier. Les deux contrats se croisent ; ils ne se remplacent pas.
Exemple fréquent : une fuite chez le locataire endommage l’appartement du dessous. Les experts cherchent les polices. Sans PNO, tu arrives nu dans la discussion, surtout si le locataire n’est plus assuré ou a une franchise haute. Avec PNO, tu as un interlocuteur sur le bâti.
Autre cas : logement vacant entre deux baux. La MRH « occupant » que tu aurais gardée par inertie comporte souvent une exclusion d’inoccupation au-delà de 60 ou 90 jours. La PNO est faite pour ça, à condition de déclarer la vacance. Voir aussi propriétaire non occupant : quelle assurance.
Que couvre une assurance PNO — et que ne couvre-t-elle pas ?
Couvert en général : bâti (incendie, explosion, dégât des eaux, tempête, catastrophes naturelles selon régime légal), responsabilité civile du propriétaire, parfois perte de loyers après sinistre rendant le bien inhabitable. Options fréquentes : recourt, protection juridique, bris de glace, dépendances.
- Pas le mobilier du locataire (sauf si tu loues en meublé et que tu as une extension « contenu du bailleur »).
- Pas les loyers impayés : c’est la garantie loyers impayés.
- Pas les parties communes de la copro : c’est la multirisque immeuble.
- Pas tes propres meubles dans ta résidence principale : autre contrat.
- Pas une mutuelle santé, pas une auto.
Lis la clause d’inoccupation, la franchise dégât des eaux, et le plafond de recours. Un contrat « premier prix » qui exclut la vacance au-delà de 30 jours ne sert à rien entre deux locataires.
Assurance PNO et locataire : qui assure quoi ?
Le locataire : risques locatifs + souvent RC et mobilier, obligation issue de la loi du 6 juillet 1989. Toi : PNO sur le bâti et ta RC de propriétaire. La copro : MRI sur les parties communes. Trois couches, trois payeurs.
Tu as le droit de demander l’attestation du locataire à l’entrée et chaque année. Tu n’as pas le droit de lui imposer ta marque. S’il ne s’assure pas, le bail et la loi prévoient des relances, puis éventuellement une souscription pour son compte. Ça ne rend pas ta PNO inutile : le locataire peut partir, résilier, ou sous-déclarer.
En meublé, tes meubles (lit, table, électroménager fourni) peuvent nécessiter une extension. Le locataire n’assure pas « tes » canapés par magie. Croise avec le dossier meublé côté locataire, et déclare le contenu bailleur côté PNO.
L’assurance PNO est-elle obligatoire en copropriété ?
En copropriété, tout copropriétaire doit être assuré contre les risques de responsabilité civile. C’est le socle rappelé après la loi Alur (et l’article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 tel que modifié). Une assurance PNO est la façon usuelle de s’y conformer quand tu n’occupes pas. Le détail, les contrôles du syndic et les nuances maison individuelle sont dans assurance PNO obligatoire.
Hors copropriété (maison individuelle que tu loues), la loi n’impose pas la même obligation de PNO. La banque, le bon sens et le voisinage (un incendie qui se propage) plaident quand même pour un contrat. Ne confonds pas « pas obligatoire » et « pas nécessaire ».
Le syndic peut réclamer une attestation. Garde-la à jour, comme tu réclames celle du locataire.
Quel prix pour une assurance PNO en 2025-2026 ?
Le prix d’une assurance PNO dépend de la surface, du code postal, du type (appart / maison), de la vacance, des sinistres. Ordres de grandeur 2025-2026 : appartement souvent 80 à 180 € par an ; petit studio parfois sous 80 € ; maison plutôt 150 à 350 €, davantage avec dépendances ou zone exposée. Paris et petite couronne tirent vers le haut ; une commune calme de province vers le bas.
| Bien PNO | Ordre de grandeur annuel | Variable qui pèse |
|---|---|---|
| Studio / T1 locatif | 60 à 120 € | Vacance, copro, sinistres DDE |
| T2/T3 appartement | 80 à 180 € | Capital bâti, franchise |
| Maison 100 m² louée | 150 à 350 € | Tempête, dépendances, Cat Nat |
| Bien vacant > 90 jours | souvent + prime ou exclusion | Déclarer la vacance, ne pas tricher |
Le détail des leviers est dans prix assurance PNO. Ce n’est pas un devis à ton adresse.
Comment assurer en PNO un logement vacant ou saisonnier ?
Une assurance PNO sur un logement vacant exige que tu déclares la vacance. Les contrats posent souvent un maximum de jours d’inoccupation, des visites périodiques, la vidange des canalisations en hiver. Si tu caches que le bien est vide depuis six mois, le sinistre gel ou cambriolage passera mal.
La location saisonnière (meublé de tourisme) n’est pas un bail 1989 classique. Beaucoup de PNO « nu longue durée » excluent la location courte. Il existe des contrats adaptés (parfois appelés « villégiature », « saisonnier », « meublé de tourisme »). Utilise le bon parcours, pas un bricolage.
Entre deux locataires, une vacance de quelques semaines rentre en général dans une PNO standard. Au-delà, préviens l’assureur. Un avenant coûte moins cher qu’un refus d’indemnité.
Assurance PNO et garantie loyers impayés : deux contrats ?
Oui. L’assurance PNO ne paie pas le loyer du locataire qui ne règle plus. La GLI, si elle est souscrite et si le dossier locataire était éligible, prend les impayés, souvent les frais de procédure, parfois les dégradations locatives. Tu peux avoir PNO sans GLI (fréquent) ; l’inverse (GLI sans aucune PNO) laisse tes murs à nu.
Ne fais pas payer la GLI au locataire comme une ligne de charge fantaisiste : le cadre des charges récupérables est encadré (loi du 6 juillet 1989, décret charges). Le dossier assurance loyer impayé locataire explique qui paie.
En synthèse : PNO = tes murs. Locataire = ses risques locatifs. GLI = tes loyers. MRI = l’immeuble. Quatre sigles, quatre factures possibles, aucun doublon utile si tu lis les clauses.
FAQ : assurance PNO
La PNO remplace-t-elle l’assurance du locataire ?
Non. Le locataire assure ses risques locatifs et son mobilier. La PNO assure le propriétaire sur le bâti et sa responsabilité.
Logement vacant : PNO ou MRH occupant ?
PNO, avec la mention vacance. Une MRH d’occupant sur un logement vide pose des exclusions d’inoccupation.
L’assurance PNO est-elle obligatoire ?
En copropriété, le propriétaire doit assurer sa responsabilité civile. Hors copro, ce n’est pas le même texte, mais le contrat reste prudent. Détail : page PNO obligatoire.
Que coûte une assurance PNO ?
Ordre de grandeur 2025-2026 : souvent 80 à 180 € par an pour un appartement, davantage en maison. Pas un tarif personnalisé.
La PNO couvre-t-elle les loyers impayés ?
Non. C’est le rôle d’une garantie loyers impayés, contrat séparé, avec éligibilité du locataire.
Le syndic peut-il exiger une attestation PNO ?
Oui, en copropriété, pour vérifier l’assurance responsabilité du copropriétaire. Garde un PDF à jour.
Puis-je prendre une PNO si je loue en meublé ?
Oui, en déclarant le meublé et, si besoin, le contenu que tu fournis. Une PNO « nu » mal déclarée pose problème sur tes meubles.